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Chers lecteurs, bienvenus... en enfer. Laissez moi vous présenter le dernier survival horror des développeurs, éditeurs indépendants de chez Red Barrels, j’ai nommé Outlast. Ce dernier bien que sorti en septembre 2013 sur PC, est arrivé en ce mois de février sur PS4, au prix de 19€ et gratuit pour ceux qui sont abonnés au PS+. La vision de ce studio est de créer des jeux digitaux solo avec des expériences interactives, dans lesquels chaque joueur fera un voyage émotionnel et inoubliable, dixit le site du studio. J’abonde dans leur sens, mais reste encore à savoir si leurs envies sont vraiment mises en pratique. Allons voir ça de plus près.

Chérie, ça va couper !

Je confirme, il ne nous veut pas que du bien !
Je confirme, il ne nous veut pas que du bien !

Dans Outlast, on incarne un journaliste, Miles Upshur, qui va enquêter dans un asile, le Mount Massive, suite à un courrier anonyme dénonçant des pratiques plus que douteuses dans cet ancien hôpital psychiatrique, dirigé par le Groupe Murkoff Corporation. Nous débutons le jeu à l’arrivée de Miles à l’asile. Dès le départ nous sommes mis dans l’ambiance. La porte d’entrée étant close, nous allons pénétrer dans l’établissement via une fenêtre, pour y découvrir un carnage à tout les étages ! Apparemment, l’employé qui nous a écrit avait raison et notre enquête va nous rapporter un gros scoop, mettant à jour des manipulations, autant physiques que psychologiques sur des patients, dont il reste surtout des morceaux éparpillés un peu partout.

Cependant, il y a des survivants, enfin des trucs qui y ressemblent. Certains patients ou employés mutilés errent dans les couloirs, soit totalement absents tel des zombis, soit dans l’espoir de trouver un nouvel être à massacrer, démembrer, torturer. Nous allons devoir éviter tous ces monstres et nous serons même amenés à côtoyer le paranormal, en fuyant des âmes emprisonnées dans ces lieux où la folie est palpable...

Survivre… ou mourir !

Quand il vous regarde comme ça, il est déjà trop tard.
Quand il vous regarde comme ça, il est déjà trop tard.

Pour tenter de sortir vivant de cet enfer, nous serons guidés à plusieurs reprises, par le prêtre de l’établissement qui nous demande de le rejoindre à la chapelle. Prêtre, qui a peut être vu la lumière, mais ne semble pas éclairé à tous les étages pour autant. En bon journaliste que nous sommes, nous avons emmené notre camescope, qui va nous permettre de filmer toutes les atrocités que l’on va découvrir et dont les enregistrements serviront de preuves des abominations commises ici.

En fait, c’est cet appareil qui va nous servir pour nous repérer dans les endroits sombres, très souvent totalement noirs, en passant en vision nocturne. Toutefois, pour faire fonctionner la chose, il faudra veiller à récupérer des piles un peu partout dans l’hôpital, car autant enregistrer consomme peu, autant la vision de nuit diminue la batterie très rapidement. Le zoom du camescope, que l’on manie avec le pavé tactile de la manette Dualshock, s’avèrera également fort utile lorsque l’on observera le comportement d’un ennemi que l’on souhaite éviter de rencontrer à tout prix. Tout comme il est pratique de pouvoir incliner la tête lorsqu’on se trouve dans un angle.. Certains documents éparpillés un peu partout sont à trouver et nous informent de ce qui s’est passé ici, des expériences faites. Il y a également quelques phases d’enregistrements que l’on fait à des moments donnés qui sont classés en tant que notes. Le tout étant consultable à tout moment.

Musique maestro.

Quelqu
Quelqu’un aurait-il du désinfectant ?

Dans ce jeu, l’ambiance est en grande partie due à la musique, ainsi qu’aux divers sons que l’on entend à des moments donnés, le tout donnant un ton sinistre et glauque à souhait. Tout est fait pour faire peur, pour que la tension soit à son maximum. Le volume augmente lors de scènes de poursuites dans les couloirs sombres et étroits. Pendant que les monstres nous courent après, résonne dans nos oreilles des variations sonores oscillant entre les aiguës et les graves, à vous donner envie d’aller vous planquer sous le lit. Les apparitions d’un coup, d’un ennemi ou d’un mort, sont là pour nous faire sursauter, et ça marche. Quand on cumule la musique, les caractéristiques de la caméra en vision nocturne et l’effet trouble quand on court, on retrouve tout ce qui fait un bon film d’épouvante, un found-footage comme ils disent maintenant. Conjuring n’a qu’à bien se tenir.

Certes, bien que le titre ait de nombreuses qualités, il n’en est pas moins exempt de défauts. On retrouve les erreurs telles que les monstres sourds et aveugles, qui n’entendent pas le bruit que nous faisons, ni ne nous voient passer accroupis juste à côté d’eux. Certaines mécaniques, tels que parcourir des couloirs et des pièces pour activer des interrupteurs ou encore tourner une valve, finissent par lasser un peu et font très déjà vu. De plus, notre personnage ne sait manier que le camescope. Pas une fois il ne va penser à se fabriquer une arme… Ah ces journalistes... Qui plus est, le jeu aurait amplement pu tourner sur PS3 et Xbox 360. Heureusement tous ces petits défauts n’ont pas trop d’impact sur son ambiance.

Pour ce qui est de la difficulté, il y a 4 niveaux allant de normal, à psychose, qui est bloqué au départ. Dans ce dernier il faut terminer le jeu d’une seule traite, sans mourir sous peine de devoir tout reprendre depuis le début. Le titre n’est pas super long, comptez environ 8 heures pour le terminer, en prenant son temps. Mais ce sera suffisamment long pour vous serrer les tripes.

Par : Xboxygen